Hi gang ! J'espère que vous allez tous(tes) bien. C'est moi, encore moi et toujours moi de retour après des mois de pause (était-ce une pause?) avec un nouveau petit sample magnifique que j'ai découvert il n'y a pas longtemps et sur lequel il me fallait absolument écrire deux mots.
Le casus est à la fois simple et intéressant. Intéressant parce qu'il traverse deux décennies et qu'il va d'un genre à un autre. Voici pour vous, la grande, la magnifique, l'immense Erykah Badu qui passe le groove à notre(ma) très talentueuse Rapsody.
The Discovery
J'espère que ces titres en anglais ne vous compliquent pas. C'est juste pour frimer (ou parce que je trouve plus beau). Pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec la langue de Shakespeare et de Chinua Achebe, je vous explique les circonstances qui ont conduit à la découverte.
EVE
Après Please Don't Cry et Laila's Wisdom, il y a quelques semaines j'ai décidé d'écouter un autre album de Rapsody. Le titre c'est EVE. Une pépite qui est très vite montée au Panthéon de la Musique (mon panthéon) et que je joue chaque semaine comme je joue To Pimp A Butterfly de Kendrick Lamar. En vrai, ces albums sont les seuls que j'écoute et réécoute chaque semaine, plus de 4 fois.
Ce pour quoi je l'adore, c'est que, comme To Pimp A Butterfly, c'est un album à thème. C'est un album féministe. Par une femme, pour les femmes, dans la veine de Queen Latifa et MC Lyte. Les titres des morceaux ce sont des noms de femmes noires inspirantes qui sont ses héroïnes : la chanteuse Nina Simone, Afeni Shakur la mère de Tupac, la présentatrice télé Oprah Winfrey, la militante Myrlie Evers-Williams, l'écrivaine Maya Angelou, l'abolitionniste Sojourner Truth ou encore Michelle Obama.
MAMA'S GUN
La semaine passée, j'ai décidé d'écouter tout Erykah Badu. Bien sûr, je n'y suis pas arrivé mais j'ai une bonne raison. C'est que, j'ai commencé par l'album d'Erykah que je connaissais (Mama's Gun) et je m'y suis retrouvé coincé. C'est un peu comme si je venais de le découvrir pour la première fois, surtout avec l'expérience et l'aguerrissement acoustique que j'ai acquis ces derniers mois à force d'écouter du neo-soul : Jill Scott, D'Angelo, Nina SImone ou Musiq Soulchild. Je me suis surpris à apprécier des choses que je n'appréciais pas avant.
C'est dans ce contexte que j'ai re-découvert Green Eyes sorti sur Mama's Gun, l'album culte d'Erykah de 1999. Je sais que beaucoup d'auditeurs(trices) inexpérimentés(ées) vont trouver le morceau ennuyeux, surtout au début. Si c'est le cas, écoutez cette partie. J'ai coupé pour vous.
Quand j'ai écouté la flûte au début, j'ai vite fait l'association. Et c'est là que les romains s'empoignèrent (j'entends employer cette expression de plus en plus ces derniers temps mais je ne sais même pas ce qu'elle signifie).
WRAPPING UP
Comme d'habitude, vous pouvez visionner les vidéos à partir de liens ci-dessous, directement sur Youtube.
- Green Eyes (Erykah Badu)
- Maya (Rapsody & K. Roosevelt)
Je signale que l'album comporte d'autres samples que j'ai découverts mais sur lequels je n'ai pas voulu écrire. Juste pour information, sur Ibtijah elle sample Liquid Swords de GZA (qui est, ironie du sort?, en featuring sur le morceau). Sur Afeni, elle sample Keep Ya Head Up de Tupac Shakur.
J'en profite aussi pour vous faire découvrir un morceau que l'on m'a fait découvrir hier et que je ne cesse de tourner en boucle. C'est un jeune artiste de Bukavu qui fusionne rythmes traditionnels (et chants du repertoire traditionnel), afrobeats et ndombolo. C'est littéralement Aganze Premier, Tekno et Papa Wemba dans le même son. Son nom c'est Ampire Joven's et son album URIZI sorti le 22 février dernier mérite que vous le découvriez.
